REVIEW: MUSE s’use
Resistance Tour // Live report – Halle Tony Garnier, Lyon, France

Muse en France
Il semblerait que Muse n’ait plus rien à prouver : albums qui se vendent bien, récompenses multiples et réputation élogieuse. Oui, Muse est un groupe de virtuoses du rock moderne, de performers hors pair.
Bien. Sauf que Muse est loin d’être mon groupe préféré. J’aime à peine la moitié de leurs morceaux (et encore) et je n’ai jamais regardé un live. Mais il a fallu que j’essaye pour deux raisons :
1) le fun
2) Biffy Clyro en première partie.
MON THE BIFF!
En première partie donc : Biffy Clyro. Parfaits. Ils ont été parfaits : présents, efficaces, torses-nus, velus, bien.
Sauf que, depuis la fosse, @Al_McNast a, de suite, senti le truc qui clochait : les “fans”. Venue principalement pour Biffy, elle pensait pouvoir tenter une percée sur le devant de la scène le temps de leur performance. Que nenni ! Un grand type (la foule de Muse est très hétéroclite, ça va de la petite pétasse au grand et/ou vieux con) – un grand type, donc, lui a chopé les cheveux en la tirant en arrière. « Tuuu neee passeras pAAAs ».
Choquée par, un, la molasse-attitude de la foule, deux, par le pathétisme latent, @Al_McNast a quand même tracé sa voie jusqu’à Simon et les roukmout brothers.
Simon and co, comme vous pouvez vous en douter, plutôt mal reçu par le public : “c’est qui ceux-là ?” ; “Retourne dans ta caverne, connard !” ; “C’est pas de la musique, c’est du bruit !” ou encore “Comment ça, c’est pas encore fini ?”. Pourquoi des fans aussi cons ?
Muse-hic
Bonjour, je m’appelle Muse et j’ai un gros problème d’ego. Mettre trois gros piliers-tours (whatever, j’ai pas saisi le concept) au centre de la scène afin de surplomber la foule de deux/trois mètres, autrement dit – afin de mieux te dominer, de mieux t’écraser par mon imposante présence – est en contradiction décevante avec le petit discours sympa et sans rancune de @Al_McNast (toujours dans la fosse) : « Quand est-ce qu’il arrive le petit Matt ? » ou encore « Tu crois qu’on va le voir Dom ? Il est tellement minuscule derrière sa grosse batterie… ». Oui, donc, pas de danger de les louper, hein, c’est pas comme si, perchés sur des phallus de trois mètres relayées sur des écrans géant, on allait passer à côté. Le concept (je ne vois pas d’autres mots) ne cesse de s’élever et de descendre durant tout le show. La gerbe, je vous dis. Un coup à te coller la gerbe. Voici donc comment Muse accueille ses fans. Pas bonjour ni merde. Juste trois bites qui montent et descendent. Une performance masturbatoire d’une rare intensité.
Muse-tte
« Bonjour, je m’appelle Muse et j’ai tout piqué à Queen » ou comment @Al_McNast s’attire les foudres de la foule. En plus d’être cons, ils n’ont aucun sens de l’humour. Normal, me diras-tu, vu le groupe, tels pères tels mioches. Il me semble me souvenir que Matthew Bellamy a daigné s’adresser à la foule pour dire « merci Lyon ». Entre deux riffs de ouf. Entre deux battements tachycardes. Oui, la musique était parfaite. Si bien que durant United State Of Eurasia, @Al_McNast a parcouru la foule à la recherche de Freddy Mercury. Nous avons, ensuite, tenté de lancer un pogo sur Feeling Good. Raté. Il a fallu attendre Plug In Baby pour avoir des mouvements de foules un minimum chaotiques. C’est à dire quasiment la fin du show.

En conclusion, soyons franc, la performance musicale n’a laissé aucun trou de balle indifférent. Nous avons même eu la glotte frétillante. Sauf peut-être sur Undisclosed Desires qui n’était pas franchement trip-ante. Laisse à désirer, la relation avec le public. Interaction zéro. M’as-tu vu complet.
Pour ceux qui aiment ça, Muse sera en concert au Stade de France l’été prochain. Quand à Biffy Clyro, ils sont au taquet toute l’année.
TEXTE & PHOTOS (à partir d’un téléphone) : Raya B’Dull
SETLIST:
Uprising (Play Video)
Resistance (Play Video)
New Born (Play Video)
Map Of The Problematique (Play Video)
Supermassive Black Hole (Play Video)
MK Ultra (Play Video)
Interlude (Play Video)
Hysteria (Play Video)
United States Of Eurasia (Play Video)
Feeling Good (Leslie Bricusse & Anthony Newley cover) (Play Video)
Helsinki Jam (Play Video)
Undisclosed Desires (Play Video)
Starlight (Play Video)
Plug In Baby Play Video
Time Is Running Out (Play Video)
Unnatural Selection (Play Video)
Encore:
Exogenesis: Symphony, Part 1: Overture (Play Video)
Stockholm Syndrome (Play Video)
Knights of Cydonia
Source: setlist.fm














j’avais été voir muse à la médoquine à Talence (33), j’en ai conclus que certains artistes n’aiment pas jouer ailleurs qu’en studio…Bref ce jour là j’aurais mieux fait d’écouter l’album dans ma chaîne hifi…
haha! C’est un peu ça oui. Ou alors, mettre un DVD live.
Je pense qu’ils aiment bien jouer live mais qu’ils sont juste un peu trop… egocentrique.
Je suis tombée sur ton blog par hasard et en tant que grande fan de la musique de Muse, je ne comprends pas trop tes propos que je qualifierais de “haineux”, pour rester polie, envers ce groupe qui a un succès planétaire. Ils veulent donc t’en mettre plein la vue par des effets de pyrotechnie, des décors imposants (en même temps vu le prix de la place pour aller les voir, ils peuvent quand même t’offrir au moins un beau spectacle) pour que tu gardes le concert bien en tête, comme si c’était LE concert de ta vie… et alors ? Il est où le pb ? Je suis allée les voir au Stade de France et c’était tout simplement magique. Tu vois moi j’ai adoré, ceci dit je respecte ton opinion, même si je trouve tes propos un peu durs. On ne peut évidemment pas plaire à tout le monde.
Bonjour,
Non, ce n’était pas haineux mais sarcastique.
Tout est une question de perception. Il y en a qui aiment les grands spectacles qui en mettent plein la vue et d’autres qui préfèrent les choses qui viennent de l’intérieur. J’aime bien Muse. Sinon, je ne serais pas aller les voir, hein. C’est juste que ce type de concert n’est pas ce que je trouve de plus attachant.