METALLICA – To live or to die (1/2)

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2009.09.20 – Metallica – Montréal @ Centre Bell – To Live Or To Die

Ok. Alors là, je “capote” comme on dit ici !
Marquer mon arrivée sur R.O.O.T. Webzine par un live report de Metallica, ça ne s’invente pas ! Les concours de circonstances ont parfois du bon!

C’est le 3e concert du plus grand groupe de métal au monde à mon actif et toujours autant d’excitation ! Après celui d’Arras en août 2008, lors du Main Square Festival, débuté en fosse (une défaillance de mon réflexe de survie probablement) et fini sur le côté à regarder l’écran géant sur la pointe des pieds, puis celui de Bercy le 1er avril 2009 en gradins, pour cette fois-ci c’était décidé, ça allait être au 1er rang ou rien ! La scène étant centrale pour la tournée de Death Magnetic, je n’eus pas à me battre pour prendre ma place (juste à arriver tôt) et ne plus en bouger de la soirée ! Par contre, pour l’appareil photo, on oublie de suite le réflex, impossible de le faire rentrer en fosse, pour se contenter tristement d’un compact gentiment prêté par une amie. Alors désolée d’avance pour la qualité des photos…

Pour les premières parties, c’est Metallica eux-mêmes qui les choisissent, et autant dire que pour cette tournée Nord-Américaine, ils nous ont vraiment gâtés ! La fierté du métal français, Gojira, ouvre les festivités pour mon plus grand bonheur ! Les bayonnais ont parcouru un sacré chemin depuis 2005, la première fois où je les avais vus en France ! Après plusieurs tournées et un succès grandissant aux Etats-Unis (n°1 au classement « Top New Artist » du Billboard s’il vous-plaît !), les voici à présent en première partie de Metallica sur leur tournée Nord-américaine ! Respect !

Ce qui m’épate encore plus ce soir, c’est qu’autant, d’habitude, l’immense scène de Metallica parait toujours disproportionnée pour les premières parties qui semblent relativement perdues dessus alors que là, elle est limite juste assez grande pour Joe (chanteur et guitariste), Christian (guitariste) et Jean-Michel (bassiste) qui s’en donnent à cœur-joie de courir et sauter partout pendant tout le set ! Quant à Mario, caché derrière sa batterie qui ne fait face qu’à une partie du public, il fournit une force et une énergie incroyables. Il va même jusqu’à se lever plusieurs fois de son tabouret pour aller saluer l’autre partie du public derrière lui. Malgré la tempête qu’ils déversent sur la salle montréalaise, les français ne réussiront pas à faire bouger le public québécois qui apprécie cependant le spectacle, comme en a témoigné le mec juste derrière moi : « Mais… Metallica ils sont déjà passés ou quoi ? ». Copaiiiin !

Lamb Of God sont la deuxième bonne surprise de ce soir. Dynamisme et talent sont au rendez-vous pour un set d’environ une heure et 10 chansons. Mais manifestement pas encore assez pour échauffer le public paralysé. Pas de bousculade, à peine quelques têtes qui tournoient… je ne sais pas si c’est le fait qu’on soit un dimanche soir ou autre, mais du coup je me sens un peu seule avec mon enthousiasme, surtout lorsque Joe Duplantier est invité à revenir sur scène pour interpréter « Redneck » en duo avec les américains !

A 21h, la scène est prête à accueillir les Four Horsemen tant attendus, les techniciens lumière sont montés à leurs poursuites (projecteurs qui éclairent les musiciens un à un et les suivent pendant leurs déplacements), les photographes sont parés, la tension est à son comble. Les lumières s’éteignent à 21h10 et les premières notes de l’incontournable « The Ecstasy Of Gold » d’Ennio Morricone retentissent, de même qu’un tonnerre de cris. Le Bon, la Brute et le Truand (et… le shérif ?) font leur entrée tels des catcheurs montant sur le ring, traversant la foule et les photographes. C’est un set intense de 2h10 qui commence sous les lasers, enchaînant d’emblée « This Was Just The Life » et « The End Of The Line », deux morceaux du dernier album introduisant systématiquement les concerts de la tournée Death Magnetic.

Mais Metallica, c’est avant tout un groupe mythique qui a marqué son histoire et celle de milliers de fans grâce à des titres devenus classiques, tout comme « Of Wolf & Man » qu’ils jouent ce soir pour la toute première fois à Montréal et « One » qui marque le début des hostilités avec les effets pyrotechniques. Les flammes auront probablement eu raison du public qui se réveille enfin et reprend en chœur la chanson culte.

Avec les années, le jeu des américains atteint la perfection. Kirk Hammet, qui en soi n’a plus rien à prouver à personne en matière d’habileté à la guitare, interprète ses solos de manière ahurissante ! Le son qu’on écoute tranquillement chez soi est déjà une chose, mais voir le maître à l’œuvre à quelques mètres à peine scotche littéralement sur place !

Quant à James Hetfield, s’il porte le poids des années sur son visage, il n’en est rien de son chant ni de sa prestance sur scène. Croyez-moi, quand cet homme pose les yeux ne serait-ce qu’une fraction de seconde sur vous, le monde pourrait s’écrouler autour que vous n’en verriez rien !

La magie du moment monte encore d’un cran aux premières notes de « Sad But True » pour atteinte son apogée avec « The Unforgiven ». Ce que j’ai ressenti, ce que j’ai su est quasiment indescriptible. Un indescriptible ponctué de frissons et d’une impression d’être propulsé dans un no man’s land où seule la musique vous enveloppe et vous transporte. La seule chose à faire à ce moment précis est de s’arrêter et d’apprécier chaque seconde.

Ce qui marque également beaucoup sur cette tournée, ce sont les structures sur lesquelles sont fixés les projecteurs de lumière principaux. En effet, quatre cercueils identiques à celui du visuel de la pochette de l’album encerclent la scène et quatre autres sont suspendus juste au-dessus des musiciens. Ces derniers peuvent s’abaisser et s’incliner pour créer une mise en scène à la fois grandiose et intimiste. Ce que je veux dire par là, c’est qu’avec leur taille immense qui donne un côté épique à l’ambiance déjà pas mal teintée de mysticisme, ces structures écrasent la surface scénique créant ainsi un espace confiné, rendant presque les quatre musiciens à portée de main.


Lire la deuxième partie >>

Texte & photos: Flea


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