FEEL THE WORDS: POINT D’EAU A VENISE (1/3)
Venise. Pourquoi Venise ? La raison est simple. Mik a dans sa chambre une carte détaillée du Doubs. Un jour, dans une folie éthylique, Mac fit irruption dans cette fameuse chambre brandissant un couteau de cuisine à bout rond. Emportée par le rythme endiablée qui provenait de la chaine hifi du salon, Mac trébucha sur un dromadaire en peluche affublé d’un string vert fluo. Dans sa chute, le couteau à bout rond traversa la pièce pour finir sa course sur la carte, y laissant une grosse trace de moutarde de Dijon. Intriguées, Mik et Mac s’approchèrent du mur. Tandis que Mac léchait la grosse trainée jaunâtre, Mik y découvrit… Venise.
Le samedi suivant, 12h57.
Localisé à 19.8 km de Besançon, Venise est une petite bourgade tranquille et ensoleillée. Les champs parsemés de boutons d’or, de pissenlits et de pommiers en fleurs sont bordés de collines densément boisées. Ravies de cette mise au vert, Mik et Mac, euphoriques, partent à la découverte du village, appareil photos en main.
Mais la promenade est soudain interrompue par la connerie humaine : un p’tit con à moto déboule dans la rue principale. Hérissées et irritées, Mik et Mac décident de s’éloigner de la civilisation et empruntent un petit chemin de terre battue (et NON, il ne sent pas la noisette). Bientôt rattrapées par le gros con de motard, Mik et Mac virent à gauche. Coupant à travers champs, elles se noient dans le cadre bucolique et champêtre.
Quelques mètres plus loin, s’offre à elles un point de vue enchanteur : une étendue d’eau calme qui leur tend les bras. Oui mais voilà, comment y accéder ? Comment échapper à l’agressivité sonore du motard ?
Longeant la route, elles repèrent un petit chemin qui s’enfonce dans les bois (et non, celui-ci ne sent pas non plus la noisette). Tandis qu’elles s’acheminent vers l’inconnu, paix et sérénité se font leur compagnes de marche. C’est donc à quatre qu’elles se lancent dans une conversation dont le contenu ne s’avère pas suffisamment intéressant pour être retranscrit ici.
Soudain, leur odorat se trouve violemment agressé par une odeur pestilentielle trouvant sa source dans un arbre dont les fleurs… euh puent ! Elles passent rapidement leur chemin.
Toujours en quête de leur point d’eau, Mik, Mac, paix et sérénité commencent à s’identifier à David Vincent, ayant la désagréable sensation d’être passées à côté de quelque chose (d’un raccourci par exemple).
Tandis que paix et sérénité s’évaporent lentement dans les sombres sous-bois, le doute s’installe. S’abandonnant pleinement à l’errance, elles croient apercevoir, au loin sur le chemin, un pont. Ou peut-être n’est-ce qu’une illusion…
TEXTE : RAYA B’DULL ET CHARLIE CLE


































